Très bon billet de Pierre Chappaz sur la crise actuelle : ses proportions, ses enjeux, sa durée et le nécessaire optimisme & fatalisme pour la traverser.
Et au passage dans le billet de Pierre, une question qui n'est pas d'actualité, mais qui mérite quelques instants de réflexion : et si Google disparaissait ? L'impact commercial serait terrible pour des centaines de milliers d'entreprises dont le recrutement de nouveaux clients est aujourd'hui largement dépendant sur search.
J'aime bien sa sagesse par temps de crise... une lecture réaliste de la situation versus des polémiques stériles.
Pour prolonger le débat, il existe à mes yeux 3 principaux scénarii selon le profil de la web-entreprise :
- Gros sites e-commerce leaders positionnés sur un secteur mature (ex: eBay, PriceMinister, Cdiscount...) : leur capital clients ne peut pas significativement augmenter en volume, ni en valeur car l'A.R.P.U. devrait baisser en période de restriction de pouvoir d'achat. Mécaniquement, les revenus devrait baisser à moins de trouver d'autres proches de croissance, notamment en se diversifiant à bon escient (cf. PriceMinister) ou en adressant de nouveaux marchés (international) à potentiel de croissance.
- Sites d'audience : je suis assez pessimiste pour ces acteurs qui risquent de voir leur audience se maintenir ou baisser si secteur concurrentiel (cf. sur Google trends doctissimo, aufeminin, lemonde...). De plus, la pression sur le CPM déjà très faible devrait être accrue.
- Sites communautaires : j'ai plus de mal à voir clair pour cette catégorie. J'ai plutôt l'impression que ceux qui ont levé des fonds doivent utiliser à bon escient leurs deniers pour passer la tempête et prouver leur modèle, et que ceux qui veulent lever, vont avoir du mal.
Autrement dit, pour tous les
acteurs qui ont un business model avéré + des € en poche + en phase amont de développement, je suis plutôt optimiste. Une bonne gestion adaptée à cette période difficile (action / réaction à court terme pour maximiser le ROI des actions et investissements) alliée à l'identification des bonnes poches de croissance (bonnes cibles, bonnes offres, bons marchés adressés) peut permettre de se développer en temps de crise en augmantant sa base clients et ses revenus. Une croissance qui passe par la fidélisation (ARPU), mais surtout par l'acquisition de nouveaux clents (investissements).
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